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Cosmétiques au romarin

LE PALMARÈS de la GAUCHE : COLONISATION, PÉTAIN, TORTURE, GOULAG,COLONISATION, VICHY, ALGÉRIE ET TOTALITARISME

1 août
3 min de lecture

On nous ressert à chaque élection la gauche comme camp du Bien. L'histoire, elle, est plus sale et plus complexe.


1. 1885 : L'invention de la colonisation "humaniste"

Ce n'est pas l'extrême droite qui théorise le devoir colonial, c'est le père de l'école laïque républicaine.

Le 28 juillet 1885 à la Chambre, Jules Ferry lâche la formule qui fera date :

"Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures"

Le compte-rendu précise : "Marques d'approbation sur les mêmes bancs à gauche". Ce n'est pas un dérapage. C'est la doctrine officielle de la gauche républicaine opportuniste qui justifie l'expansion coloniale au nom du progrès.

Face à lui, ce jour-là, un seul grand républicain s'y oppose frontalement : Clemenceau. La gauche coloniale est née.


2. 1940 : Vichy, le péché originel

10 juillet 1940, Grand Casino de Vichy. 569 parlementaires votent la fin de la IIIe République et confient les pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain.

Parmi eux : 303 parlementaires de gauche et de centre-gauche. Et dans le détail :

•  87 députés inscrits au groupe socialiste SFIO votent POUR

Le bilan interne est accablant pour la SFIO : "90 parlementaires votent pour la dissolution, 6 s’abstiennent et 36 ont voté contre". Autrement dit, seuls 36 des 168 parlementaires socialistes avaient refusé les pleins pouvoirs.

Léon Blum vote non et quitte la salle. La majorité de ses amis vote oui. On appellera plus tard cela "deux tiers des parlementaires socialistes présents votèrent pour le maréchal Pétain". L'épuration d'après-guerre devra exclure 95 députés socialistes pour ce vote.


3. 1956 : L'Algérie et les pouvoirs spéciaux socialistes

On attribue la guerre d'Algérie à la droite. C'est le gouvernement socialiste de Guy Mollet qui enclenche la machine répressive à grande échelle.

Le 16 mars 1956, la loi dite "des pouvoirs spéciaux" "donna carte blanche au gouvernement pour le 'rétablissement de l'ordre' en Algérie".

Le texte est voté par "la majorité des députés, en incluant les élus du Parti communiste français". Conséquence directe : légalisation des camps d'internement, délégation des pouvoirs de police à l'armée, et ouverture de la porte à la bataille d'Alger de 1957. Les effectifs passent de 200 000 à 400 000 hommes. La torture, documentée et couverte par le ministre résident Robert Lacoste, devient systémique sous un gouvernement SFIO.


4. Le long aveuglement totalitaire

Dernier chapitre, le plus long. Pendant que Soljenitsyne révèle le Goulag, le PCF "s'alignant sur la propagande soviétique déclenchée en URSS dès l'annonce de la publication de L'Archipel du Goulag" tente de le délégitimer.

Ce n'est pas une erreur d'appréciation. Ce sont des décennies de procès truqués contre les témoins du Goulag (affaire Kravchenko, affaire David Rousset), de défense du stalinisme, puis de maoïsme, par le PCF et une grande partie de l'intelligentsia de gauche qui voit dans l'URSS la patrie du progrès.


Conclusion : Il n'y a pas de camp historiquement pur. Mais il y a une amnésie sélective. La colonisation au nom du devoir de civiliser, Vichy voté à 87 voix socialistes, la guerre d'Algérie intensifiée par les pouvoirs spéciaux d'un socialiste, et un demi-siècle d'apologie des totalitarismes communistes.

Voilà un palmarès qui mérite mieux qu'un slogan. Il mérite qu'on le rappelle, archives à l'appui.

Sources : Débats parlementaires 28/07/1885 & 10/07/1940, Loi du 16/03/1956, archives PCF / Affaire de L'Archipel du Goulag.



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