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Menace iranienne sur les câbles sous‑marins : un risque majeur pour l’Internet et la finance mondiale

L’Iran a averti qu’il pourrait cibler les câbles sous‑marins — artères invisibles transportant la quasi‑totalité du trafic Internet mondial — aggravant encore une crise géopolitique déjà marquée par des frappes et des tensions avec les États‑Unis et Israël.


Dans un communiqué diffusé par la télévision d’État les 22 et 23 mars 2026, le centre de commandement interarmées Khatam al‑Anbiya a menacé de « fermer totalement » le détroit d’Ormuz et de frapper des infrastructures vitales — notamment des installations énergétiques et des centres économiques liés aux intérêts occidentaux — si des réparations exigées après des frappes du 28 février ne sont pas effectuées. Le texte mentionne explicitement des « centres bancaires et économiques », ce que les autorités iraniennes présentent comme incluant les câbles de données sous‑marins.


Pourquoi l’alerte est prise au sérieux

- 95–99 % du trafic Internet mondial transite par des câbles en fibre optique posés au fond des océans ; les satellites fournissent moins de 1 % de la bande passante.

- Plusieurs pays du golfe Persique dépendent massivement de ces liaisons : Qatar (99 %), Koweït (95 %), Bahreïn (95 %), ÉAU (90 %), Arabie saoudite orientale (85 %), Oman (80 %). L’Inde utilise à hauteur d’environ 70 % certaines routes vers l’Europe ; 30 % du trafic mondial Europe→Asie emprunte ces corridors.

- La réparation d’un câble prend généralement 2–4 semaines et ne peut être menée qu’avec une soixantaine de navires spécialisés disponibles dans le monde, limitant la capacité de réaction.


Conséquences potentielles d’une coupure

- Gel des virements bancaires entre Europe et Asie et perturbation des marchés financiers (Bourses de Londres, Mumbai, Singapour).

- Interruption des échanges crypto et dégradation ou indisponibilité des services cloud (AWS, Azure, Google).

- Impact sur environ 10 000 milliards de dollars de transactions quotidiennes, selon les estimations relayées dans les dépêches.


Couverture médiatique et analyses

Les menaces ont été relayées par des agences et médias internationaux et régionaux fin mars 2026. Des titres comme Le Matin et L’Expression ont confirmé les déclarations du Corps des Gardiens de la Révolution; Réseau Developpez et le Times of India ont mis en garde contre le recours au sabotage des câbles comme levier, évoquant un risque pour des hubs d’IA et des centres de données régionaux; un dossier du magazine DCmag (6 mars) soulignait déjà la vulnérabilité des câbles dans les zones peu profondes du détroit d’Ormuz.


Conclusion

Des experts et observateurs considèrent l’éventualité d’attaques contre les câbl

es sous‑marins comme l’une des menaces les plus dangereuses de l’escalade actuelle : une action ciblée pourrait provoquer des interruptions massives et durables des communications et des flux financiers mondiaux. Les développements restent à suivre au fil des annonces officielles et des rapports sur le terrain.


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